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S’améliorer en photographie en se limitant

En ce moment, je réfléchis beaucoup à comment s’améliorer en photographie pour apprendre la photo de manière pratique. Le projet photo 52 reste pour moi un bon moyen de se lancer un défi, de devoir se plier en 4 pour répondre à des thèmes photo parfois bien farfelus. Je vous donnais déjà mon avis sur les limitations du matériel photo qui ne sont en rien un frein à l’apprentissage de la photographie dans l’article Le photographe fait la photographie, pas l’appareil photo. Cette fois-ci, j’ai envie d’aborder les limitations de l’environnement et non plus du matériel photo. Petite remarque avant de démarrer, je dois préciser que la photographie de sport est un cas un peu particulier dont je reparlerai dans un autre article qui lui sera dédié ;).

Comme je vous le répète à chaque article, la lumière est le point principal, indispensable, unique de la photographie ! Pas de bonne utilisation de la lumière, pas de photo. Extrême, certes, mais j’ai toujours cette idée en tête dès que j’ai l’appareil photo en main. Si votre utilisation de la lumière est bonne, votre photo n’en sera que meilleure !

Je me retrouve souvent, même pendant des matchs de football américain, à me positionner selon la lumière ambiante. Avant même de me demander où je vais me placer, je regarde la lumière pour déterminer dans quelles conditions elle deviendra agréable pour photographier au mieux les joueurs. Quand vous arrivez dans un endroit, pensez avant tout LUMIERE : vous devez tout de suite vous intéresser à la lumière, comment elle s’organise. Si vous êtes à l’intérieur, où sont les fenêtres, laissent-elles bien entrer la lumière, présence de rideaux, etc… ? Tout l’environnement de votre scène va jouer avec la lumière, influer sur elle, la transformer et la modeler. A vous d’être bien attentif à cette lumière pour pouvoir ensuite apprendre à l’apprivoiser et à la maîtriser.

J’entends souvent des photographes se plaindre de la lumière en extérieur : un coup il y a trop de soleil, un coup c’est nuageux et l’ambiance est toute plate. Je vais vous révéler une chose : si la photo est ratée, c’est votre faute, aucune excuse 😉 ! Je vous rassure, je suis la première à faire mon autocritique en me disant ça quand je me plains. Sans passer mon temps à me plaindre, mon cerveau est plus ouvert à l’observation sur le terrain et à la recherche de solutions pour contrer mes soucis et ainsi créer un environnement favorable à ma prise de vue. Au début, ça ne marche pas tout le temps mais à force, on devient plus réceptif à la lumière et à son environnement pour mieux gérer les conditions défavorables même en étant limité.

Parlons par exemple de la lumière crue du soleil direct. Comme vous l’avez tous remarqué, ça crée des ombres très dures sur les sujets. Les photographes pro utilisent des réflecteurs pour renvoyer la lumière sur le visage et éliminer les ombres. Je vous en avais parler dans l’article sur les réflecteurs photo. J’ai bien un réflecteur photo pour la photographie culinaire, mais pour sortir, c’est franchement pas pratique. Donc si on n’a pas de réflecteur en extérieur, comment fait-on ? Et c’est là que la limitation de la lumière vous oblige à explorer d’autres tactiques pour contourner ce problème.

Quand la lumière est dure (et crée donc des ombres), il faut, au lieu de rester en plein soleil, positionner le modèle à l’ombre. Il faudra alors augmenter la quantité de lumière qui entre dans l’appareil photo pour garder une exposition convenable mais au moins les ombres deviennent plus douces et, bonus, le modèle ne fera pas la grimace avec le soleil dans les yeux !

Pour expliquer en photo le problème et sa solution, je vous mets une photo traitant du sujet trouvée sur le site A Beautiful Mess :

photo-lumiere-soleil

En haut, c’est la photo quand le modèle photo est positionné en plein soleil. On voit bien les ombres dures sur son visage et l’effet de la lumière dure sur sa couleur de peau. Sur la photo du bas, le modèle s’est mis à l’ombre, et on voit tout de suite la différence. Plus aucune ombre dure sur son visage, tout devient plus doux. Vous voyez qu’on peut s’améliorer en photo en connaissant bien les limitations de l’environnement et en les utilisant à notre avantage. Le photographe n’est pas qu’un simple spectateur, il doit aussi prendre des décisions pour contourner les limitations de l’environnement. Ici, le réflecteur n’est pas obligatoire tant qu’on sait comment contourner le problème de la lumière dure !

Et vous, quelles sont les limitations de l’environnement qui vous gênent en photographie ?

A propos de Cathy

Sur Vivre la Photographie, j'aide les photographes amateurs à apprendre la photo en améliorant leur technique photo et leur retouche photo avec Lightroom et Photoshop. Je suis photographe nouveau-né en Suisse romande.

12 commentaires

  1. Ah ça sent le prochain thème photo sur la lumière !! 😉
    En tout cas, merci pour l’astuce. Il ne reste plus qu’à mettre en pratique si le soleil veut bien rester un peu !

  2. C’est simple, je fais mes photos en extérieur soit le matin, soit le soir ; moins de problème en mauvaise saison, là je choisis en milieu de journée.
    Si je prends des photos durant une rando par exemple, je retouche si besoin.

  3. « Petite remarque avant de démarrer, je dois préciser que la photographie de sport est un cas un peu particulier dont je reparlerai dans un autre article qui lui sera dédié . »
    T’as eu peur que je m’énerve hein ?! je plaisante, mais j’ai hâte de lire cette article dédié 😉 !

  4. Effectivement ! Si nous incluons ce réflexe d’analyser la lumière AVANT le cadrage, peut-être avons nous fait 50% de la photo !

    Je suis d’autant plus contente d’avoir continué cette 3ème année avec le projet 52, car ces articles de réflexions sont meilleures que les cours B A BA sur la photographie!

    Cela pourrait presque être une structure de projet de livre !!! …pourquoi pas Cathy ?

    Merci pour ces articles!!!
    J’attends aussi avec impatience l’article sur le sport !!! et pour que tout le monde comprennent, je met un nouvel article sur mon blog !

    Bonnes photos à tous!
    😉
    ++

    • Tu me tentes Carole 😛 ! C’est sûr que toute cette partie un peu cachée de la photographie nécessiterait un livre mais je vais pour l’instant essayer de continuer à vous aiguiller à travers mes articles. Mais si je trouve un jour le temps de m’atteler à un livre, je penserai à toi 😀 !

  5. Coucou Cathy,
    tes deux derniers articles sont très très intéressants….entendons nous bien ! je ne veux pas dire que les autres ne le sont pas :-)) j’en suis là ! j’arrive à maîtriser la lumière quand elle est là…et difficilement quand elle n’y est pas ! le problème c’est quand j’y arrive ! parce que je ne sais pas encore pourquoi !
    Merci pour ce super blog…même si faute de temps je ne participe pas trop, à part quelques commentaires…
    Bonne soirée

    • Coucou Agnes,
      j’ai tout à fait compris ce que tu veux dire : les autres articles sont plus souvent liés à la technique photo brute. Dans ces derniers articles, j’ai envie d’explorer un côté plus psychologique et personnel de la photographie, qui est à un autre niveau de technique photo :). Je suis contente que ça te plaise et merci pour ton commentaire !

  6. Kikou, hihi, ton article me fait plaisir à lire car justement, là, je viens de publier un photo-reportage sur le tournage d’un court-métrage mateur dans lequel je participe comme photographe et où j’explique que j’étais fière de moi car j’avais bien généré la lumière pour les cènes à l’intérieur !
    Pour l’extérieur, y avait de la grisaille et comme tu le dis dans ton article, j’ai pesté, j’ai râlé, mais j’ai fait avec… Mais j’avoue ne pas aimé quand la lumière est voilée par les nuages, ça ne rend pas aussi bien qu les jolies lueurs du début et de fin de journée. :)

    • Je suis allée voir ton article et je comprends bien ce que tu veux dire. C’est sûr qu’il y a des conditions plus favorables à la prise de vue mais quand on a pas le choix, il faut s’y faire. Alors autant se forcer à bien gérer la lumière dans des conditions difficiles. Si tu y arrives dans ces conditions-là, alors ça sera du gâteau quand elles seront plus favorables. Comme on dit souvent, qui peut le plus peut le moins 😀 !

  7. Gérer la lumière en extérieur je trouve cela presque plus facile qu’en intérieur -même si j’ai pesté contre le trop plein de soleil l’an dernier en Sicile !!!- mais je retiens l’histoire de l’ombre prise en exemple avec les 2 photos : la différence est flagrante, je vais faire bien plus attention maintenant !!!
    Je déteste de plus en plus faire des photos dite de famille en intérieur avec une luminosité souvent faiblarde et où le but du jeu est de prendre les gens au naturel… sauf que souvent je suis obligée de forcer les iso… . et donc au final il y a du bruit (beaucoup), ce n’est pas net ou c’est très sombre, et souvent les 3… et comme je ne sors jamais le flash je ne m’en sors pas :-(

  8. En ce moment, ce qui me gêne ce sont les mauvaises conditions climatiques.
    Je suis conscient des astuces pour protéger son matériel à moindre frais mais l’idée de glisser sur une plaque de verglas avec le réflex à la main ou autour du cou m’effraie au plus haut point :(

    Me reste la solution du smartphone…

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